15.09.2016
Une réforme du financement de la lutte contre le changement climatique est nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat

Les engagements portant sur la protection des forêts présentés lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Hawaï ne seront tenus que par la mise en œuvre de mécanismes de financements adéquats.

Paris, 15 septembre 2016 – Les engagements pris lors de la COP21 à Paris ne seront atteints qu’en redéfinissant le système de financement de la lutte contre le changement climatique, a affirmé le Groupe Asia Pulp & Paper (APP). Intervenant lors du Congrès mondial de la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) qui a eu lieu lundi dernier à Hawaï, Aida Greenbury, Directeur général développement durable d’APP, a plaidé pour l’évolution des mécanismes de financements actuels, dont REDD+, afin qu’ils puissent garantir aux petits exploitants et aux communautés locales un meilleur accès à ces investissements, élément incontournable à la protection et à la restauration des forêts mondiales.

 « La méthode conçue pour les systèmes actuellement mis en œuvre, qui consiste à conditionner le versement des financements à la réduction effective des émissions de gaz à effet de serre selon des cibles précises, n’encourage pas suffisamment les personnes présentes sur le terrain à intervenir rapidement. Si les systèmes de financements doivent toujours obéir à un mécanisme de « rémunération au résultat », il est nécessaire d’accomplir des efforts supplémentaires s’agissant de l’acheminement des fonds en faveur des communautés locales, afin de les aider à satisfaire leurs besoins à court-terme – en parallèle des financements prévus pour l’atteinte de résultats sur le long-terme ».

 « L’Accord de Paris comportait l’engagement de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, mais la seule atteinte du montant ne sera pas garante de notre succès ; des mécanismes pour que les financements soient dépensés de manière efficace doivent nécessairement être déployés et repensés, faute de quoi les petits exploitants seront marginalisés » a déclaré Aida Greenbury.

Mme Aida Greenbury a également souligné le rôle majeur que pourrait jouer le financement provenant du secteur privé pour encourager l’émergence d’une nouvelle approche dans le financement contre le changement climatique : « les entreprises dont les activités reposent sur l’exploitation de produits forestiers auront un rôle déterminant dans le soutien des initiatives en matière de financement climatique. En favorisant un système de contributions directes, non seulement nous partagerons le fardeau financier, mais nous pourrons atténuer le risque de manière importante sur des mécanismes de soutien provenant de pays donateurs ». Depuis 2013, APP a consacré au travers de nombreux programmes plusieurs millions de dollars à la protection et la restauration des forêts indonésiennes. Le Groupe met en œuvre depuis février 2013 sa Politique de Conservation Forestière (PCF), qui l’engage à mettre un terme à toute exploitation des forêts naturelles. 

Pour la première fois, APP joue un rôle actif auprès du Congrès en tant que membre d’une importante délégation indonésienne. L’un de ses principaux projets en collaboration avec l’UICN est l’engagement visant à soutenir la protection et la restauration de forêts dégradées ou déboisées dans dix territoires clés en Indonésie* en tant qu’engagement pris au titre du Bonn Challenge. APP demeure la première et unique entreprise du secteur privé à avoir soumis un engagement de restauration forestière au Bonn Challenge, suite à sa signature de la Déclaration de New-York sur les Forêts de 2014.

Revenant sur l’ouverture de la plus vaste aire marine protégée au monde annoncée par le Président des Etats-Unis Barack Obama durant l’événement, Aida Greenbury a mis en exergue l’importance de l’association des efforts en matière de « cabone bleu » et de « carbone vert » : « Comme nous pouvons le constater en Indonésie, il n’existe pas de frontière réelle entre agriculture, forêt, mangroves et océan ; tout est lié et fait partie d’un ensemble. De la même manière qu’il est nécessaire d’adopter une approche intégrée réunissant l’ensemble des acteurs pour protéger les territoires forestiers, il est impératif aujourd’hui de travailler plus étroitement avec les acteurs spécialisés dans le carbone bleu pour garantir que les ressources naturelles présentes sur les lieux de rencontre entre la mer et la terre sont protégées ».

* Les dix territoires protégés par APP en partenariat avec la Fondation Belantara dans les provinces du Sumatra et du Kalimantan sont les suivants : Senepis, Kampar Peninsula, Giam Siak Kecil, Bukit Tigapulah, Berbak Sembilang, Dangku Meranti, Padang Sugihan, Kubu and Kutai landscapes. Plus d’informations disponibles sur le lien suivant : http://belantara.or.id/landscapes/

 

 

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